Face à la vague de froid qui nous tombe méchamment sur le nez ces dernières semaines, j'ai écumé les boutiques à la recherche du
Pull : celui qui me tiendra chaud tout l'hiver sans me ruiner. Et en modeuse futée, et après les échecs des années passées, je me suis mise à essayer de
décoder les étiquettes de nos chères fringues. Et j'ai été bien surprise de découvrir que
la plupart les pulls contenaient majoritairement de l'acrylique, et que notre très chère laine se trouvait bien souvent reléguée en fin de liste. Face à l’abîme d’incompréhension dans lequel je me trouvait, j'ai contacté mon joker,
mon spécialiste textile : ma maman. Elle a donc fièrement enfilé son costume de prof des métiers de la mode (alors qu'elle était en vacances), et j'ai consciencieusement pris des notes (alors que j'étais en vacances). Donc je partage.
L'
acrylique est un
textile synthétique. Il est
peu cher, et est
facile d'entretien : il
ne bouloche pas,
ne diminue pas, et
sèche vite. En revanche, il ne casse pas trois pattes à un canard en terme de chaleur. Son pote le
polyester lui ressemble beaucoup, et rajoute surtout de la
solidité au mélange. On peut aussi parfois trouver du
polyamide, qui apporte principalement de la
brillance. En gros, le polyamide, c'est un bon copain pour l'été (c'est frais, ça brille), mais ça pue un peu pour l'hiver.
Du coté des
textiles artificiels (obtenus par traitement chimique de matières naturelles), on trouve principalement la
viscose : elle est assez
confortable, et
ne feutre pas, mais "franchement,
c'est pas ce qu'il y a de plus chaud" (c'est pas moi qu'a dit, c'est ma maman).
Et on termine par les
textiles naturels. La
laine, je ne vous apprend rien, apporte
douceur, confort et chaleur (mais pas dans ta soeur). Cependant, la laine est
plus coûteuse que les fibres synthétiques. Elle est aussi
plus fragile : elle demande un
lavage délicat, et
bouloche facilement. Ses petites soeurs, l'
angora, le
cachemire et autres, sont
encore plus douces, plus chaudes, mais aussi plus chères. On peut trouver des cachemires de plus ou moins bonne qualité. En gros, si vous trouvez un 100% cachemire à 30€, c'est pas bon signe.
En résumé,
les mélanges représentent un bon compromis financier. Sachez que pour avoir un pull un minimum chaud, il vaut mieux compter sur au moins 15% de laine.
Maintenant que vous avez trouvez la composition parfaite, il faut
comprendre l'entretien qui lui correspond. Pour celles qui ne seraient pas totalement au point sur les symboles des étiquettes, faites une petite mise à jour
ici. En règle générale, si votre pull contient de la laine,
évitez au maximum de le laver avec une lessive ordinaire, et à trop haute température (car la laine feutre). On privilégie donc les
lessives spéciales laine (Woolmark, Mir Laine...) et si vous êtes comme moi contraintes d'utiliser les laveries publiques, n'imaginez même pas les laver en machines (températures trop hautes, action mécanique et essorage trop rapides). Il faut alors
s'armer de ses petits bras musclés, et
laver à la main (et croyez moi les cocottes, la laine, ça pèse son poids une fois mouillée). Il n'est
pas nécessaire de trop faire tremper son pull (surtout parce que la laine absorbe plus qu'une alcoolique dans un open bar), et surtout, il
ne faut pas le tordre à outrance ( les fibres risqueraient de feutrer).
Le petit conseil de Grand-mère (enfin, de ma mère), c'est de
poser son pull bien à plat sur une serviette, la rouler, et essorer par pression, puis laisser sécher à l'air, et si possible, à plat, afin d'éviter les déformations.
En gros, la laine, elle est sympa, elle nous tient bien chaud l'hiver, mais c'est quand même une sacrée capricieuse !
Et si vous voulez en apprendre un peu plus sur les textiles,
je ma mère conseille
Textiles & mode de Jenny Udale, ed. Pyramyd.