15 mai 2013

La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Joel Dicker

Je pense qu'on peut dire que j'ai aimé ce livre, je l'ai dévoré en deux jours.


La Vérité sur l'affaire Harry Quebert nous est raconté par un écrivain New-Yorkais, Marcus Goldman. En panne d'inspiration pour son deuxième livre, il part rejoindre son ami et ancien professeur de littérature Harry Quebert à Aurora pendant quelques mois. A son retour à New-York, on retrouve le corps d'une adolescente dans le jardin de la propriété de Harry Quebert. Il s'agit de Nola Kellergan, disparue il y a 30 ans, et qui aurait eu une liaison secrète avec Harry Quebert (qui avait à l'époque 34 ans). Tout accuse l'ancien professeur d'université, mais Marcus Goldman décide de mener lui-meme son enquête dans la petite ville du New-Hampshire.

Il est difficile d'en dire plus sans dévoiler les nombreux retournements de l'affaire. Pendant toute ma lecture, je me suis répété que ça ferait un excellent scénario de film tant il y a de retournements et de rebondissement. 

Pour finir de vous convaincre, La vérité sur l'affaire Harry Quebert a reçu le prix Goncourt des Lycéens 2012 ainsi que le Grand Prix du Roman de l'Académie française 2012.



1 nov. 2011

Extremely loud & incredibly close

Aujourd'hui, j’ai très envie de vous parler d'une lecture, mais d'une lecture un peu particulière. Premièrement parce qu'il s'agit d'un livre en anglais. Et ensuite parce qu'il fait écho à ma propre histoire personnelle.



C'est Extremely loud & incredibly close, écrit pas Jonathan Safran Foer. On y découvre Oskar, un new yorkais de 9 ans, avec son monde et son imaginaire. Et le 11 septembre 2011, Oskar perd son papa dans les attentats, après avoir écouté les 5 messages qu'il lui a laissé sur son répondeur, pendant que d'autres personnes se jetaient par les fenêtres des tours.

Jonathan Safran Foer nous montre alors comment un enfant de 9 ans peut gérer une telle perte. Il ne s'agit pas là d'un roman sur la psychologie enfantine, parce qu'Oskar ne ressemble à aucun autre enfant. Par le biais de la narration à la première personne, nous entrons dans le monde très particulier d'Oskar, qui part à la recherche de traces de son père. Mais on découvre aussi l'histoire de sa grand-mère, et celle de cet homme qui a progressivement perdu les mots. Il s'est tatoué Yes et No sur les mains. Et pour le reste, un carnet et un stylo. Si bien que ses carnets deviennent l'historique de sa vie. C'est l'histoire d'une famille qui se cherche, qui cherche à connaître ou à retrouver ses membres, parce que toutes les familles sont à la fois compliquées, et simples.

J'ai d'abord connu ce livre par un extrait. Je ne savais rien de son histoire, je l'ai directement commandé. En anglais. Pour ne pas perdre la poésie de ses lignes.

"We need much bigger pockets I thought as I lay in my bed counting off the seven minutes that it takes a normal person to fall asleep. We need enormous pockets pockets big enough for our families and our friends and even the people who aren't on our lists people we've never met but still want to protect. We need pockets for borough and for cities a pocket that could hold the universe"


Ce n'est qu'à la réception que j'ai découvert mon point commun avec Oskar. Moi aussi j'ai perdu mon père. Peut-être pas aussi jeune, peut-être pas dans des conditions aussi injustes. Mais ça a suffit pour me parler, pour me sentir un peu reliée à ce petit Oskar.

J'ai adoré découvrir que chaque page renfermait la même poésie que dans le petit extrait que j'avais lu. Je ne sais pas pourquoi, mais ses mots m'ont incroyablement touché. j'en ai pleuré, à plusieurs reprises, jusque dans les transports en commun. Et c’est pour cela que j'ai envie d'en parler comme d'un livre en anglais. Parce que j'ai peur qu'une fois traduit en français, il perde toute sa magie littéraire.

1 sept. 2011

Suite à ma boulimie littéraire

J'ai craqué il y a quelques semaines sur un reader d'ebooks. Je consomme énormément de livres en ce moment, ce qui est surement du aux trajets interminables en transports en commun et aux périodes de creux au boulot. Toujours est-il que je lis en moyenne un roman en trois ou quatre jours. J'ai toujours au moins deux romans dans mon sac et ma pile de livres lus commencent à rentrer en dangereuse concurrence avec ma collection de make-up. Parce que dans 20m², le moindre cm compte.



Le concept du reader m'a toujours intrigué. A l'époque, je lorgnais sur le Kindle de l'ex Cher et Tendre, sans trop savoir si je trouvais l'idée révolutionnaire, ou si elle signait l’arrêt de mort du livre.
Face à la variété de readers proposés, j'ai longtemps pesé le pour et le contre de chaque. Mon coeur a beaucoup balancé entre le Kindle d'Amazon et le Fnacbook de la Fnac. Le prix du Kindle, ainsi que le coût et les délais de livraison m'ont plutôt freinés. J'avais aussi peur d'être bloqué par le catalogue anglais. Je lis en langues étrangères toute l'année pour mes études, donc mon plaisir à moi, c'est de pouvoir lire en français sans trop me fatiguer.


J'ai donc adopté le Fnacbook en étant consciente que ce n'était pas forcément le meilleur produit du genre, mais qu'il correspondait au mieux à mes attentes.

Concernant le produit en tant que tel, son design a été beaucoup critiqué. Personnellement, je l'aime bien. Il est legerement plus large qu'un livre de poche, et prend donc peu de place. On trouve quatre boutons sur le coté : power, home, books et store. Je ne suis pas forcément convaincue par ce choix de raccourcis, j'aurais par exemple préféré un accès direct au livre en cours de lecture à la place du store. Mais c'est un détail. L'autonomie est correcte : pendant mes semaines de travail, je le laissais allumé toute la journée, en lisant de temps en temps, et la batterie me faisait un peu plus d'une semaine.



J'ai été agréablement surprise par l'utilisation. On dispose d'un très bon confort de lecture grâce à l'encre électronique (dont je ne vais pas expliquer le principe ici par peur de dire des bêtises. Allez plutôt ici). Ce qu'il faut retenir, c'est que encre électronique suppose une très faible consommation et pas de rétroéclairage. Tout le confort d'une lecture sur papier sans le risque de perdre sa page !

Mon petit regret concerne l'écran tactile. J'aurais préféré une navigation par touches. J'ai encore du mal à voir les réels avantages du tactile sur ce genre de tablette, à part le gain de place. Le tactile est grossier et nous dessert plus qu'autre chose. Il complique la prise en main, puisque les bordures sont au final assez fines.
En contre partie, le passage au tactile permet de faire des readers plus petits que le Kindle, avec une optimisation maximum de l'espace de lecture.

Pour le moment, le prix des ebooks reste encore assez élévé (de -5% à -10% sur les livres papiers). Je ne désespère pas qu'avec la démocratisation des ebooks, les prix baissent. Le choix n'est pas aussi vaste qu'à la Fnac, et la navigation dans le store sur le Fnacbook n'est pas forcement très pratique. J'avoue que personnellement, et au vu de ma consommation, je télécharge illégalement certains de mes ebooks. Ce qui ne m’empêche pas de les acheter en version papier pour ceux que j'ai vraiment aimé.

Pour ce qui est du passage du livre physique au numérique, je ne vais pas mentir, on ne retrouve pas le plaisir du papier. La notion du poids du roman, l'odeur, le fait de tourner les pages, tout cela n'est pas rendu par l'ebook. en contre partie, on peut y ajouter notes et signets, transporter dans son sac plus d'une centaine de livres sans en ressentir le poids, ou acheter un roman à peu près n'importe où

Cependant, je pense que ce qui me manque le plus, c'est le plaisir de refermer un livre pour la dernière fois, une fois la dernière page lue.

4 sept. 2010

Beautiful People : Saint Laurent, Lagerfeld, Splendeurs et misères de la mode


Au début de l’été, j’ai acheté frénétiquement énormément de romans (et en français !). Ma licence de langue ne me laisse pas vraiment de choix pour mes lectures en période scolaire, alors je me rattrape pendant les vacances.
Je suis tombée un peu par hasard sur ce livre à la FNAC, et c’est son titre qui m’a interpellée.



Beautiful People retrace l’évolution des carrières d’Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld. Alicia Drake décrit à la fois leurs relations, les inspirations qui en découlent, et l’évolution de leur style respectif.

C’est un livre très détaillé, plus de 500 pages qui couvrent environ 25 ans. J’ai seulement regretté qu’il ne soit pas accompagné de quelques photos, pour mettre un visage sur un nom, ou saisir l’idée d’une collection par exemple.
Beautiful People sur Amazon

27 août 2010

Antoine Bello, mon coup de coeur littéraire de l'année


J’ai découvert l’auteur Antoine Bello un peu par hasard, alors je faisais la queue a la caisse de la Fnac, je tombe sur un titre qui m’intrigue : “Les falsificateurs”. Juste en dessous, un bandeau rouge, avec écrit en blanc “auteur lauréat du prix France Culture-Télérama”. Je lis en vitesse le résumé, et l’embarque avec mes autres achats, sans même regarder le prix. Je me souviens, c’était une période de partiels, c’était même un peu bête d’acheter un roman à cette période-là. Je l’ai attaqué directement sur le chemin du retour, en tram. Et il m’a tout de suite emporté.
Le scénario est impressionnant, presque gênant, le style d’écriture est exactement comme je l’aime.
J’était tellement dans ce roman que je le lisais même pour faire le trajet chez moi - la fac (a peine 5 minutes en tram quand même…).
Le grand amour quoi.
Et là, vous vous demandez “mais de quoi ça parle !” Patience, ça vient.



“C’est l’histoire d’une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations. C’est l’histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l’espace, qui n’a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n’a pas découvert l’Amérique ; des fausses archives de la Stasi. C’est l’histoire d’un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille. C’est l’histoire d’une bande d’amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire. C’est, d’une certaine façon, l’histoire de notre siècle.” 
J’ai absolument dévoré ce roman. Une fois fini, il m’a même rendu un tantinet parano. Et j’ai été soulagée de découvrir qu’il existait une suite “Les Éclaireurs” (c’est ce roman-là qui a reçu le prix France Culture-Télérama) bien qu’un peu déçue par ce deuxième tome, qui se concentre sur un seul évènement historique, mais qui reste extrêmement bien écrit.


Plus de renseignement sur Antoine Bello
Les premières pages des “Falsificateurs” 

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