14 déc. 2011

Adieu Pilule !

Aujourd'hui, j'ai envie de profiter pleinement du concept de "blog de fille" pour vous parler d'un vrai sujet de meuf, mais dont on ne parle pas vraiment sur les blogs : la contraception.
Petit historique de mon intimité contraceptive (miam) : pendant plus de 5 ans, j'ai pris la pilule. Pas de gros problèmes à déclarer. A part le fait que je ne pensais pas à la prendre. Je pouvais l'oublier facilement deux ou trois fois dans le mois. Du coup, je perdais un peu l’intérêt du contraceptif...
Après un arrêt de pilule brutal, j'ai clairement demandé à ma gynéco de changer de contraceptif. Ensemble, nous avons donc fait le tour des possibilités. Et Alléluia, j'ai découvert l'anneau vaginal (double miam).

Illustration de choisirsacontraception.fr

Petite présentation de la bête. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un anneau souple et transparent, d'environ 5 cm de diamètre. Il s’insère donc dans le vagin et y reste au chaud pendant 3 semaines. Concrètement, il faut juste penser à le mettre au début de son cycle, puis à le retirer 3 semaines plus tard pour gentiment attendre ses règles. Et entre les deux, on peut penser à autre chose. Maintenant je ris, quand je vous vois vous jeter chaque soir sur votre plaquette.

Concernant le fonctionnement, l'absorption se fait directement par les tissus très vascularisés de la zone, la quantité d'hormones est donc moins importantes que dans un comprimé. Et, bonne nouvelle, il ne cause plus de spotting (saignements en dehors des règles).

Maintenant on passe aux détails glamours. Âmes sensibles ou chastes s'abstenir. A chaque fois que je parle de l'anneau vaginal (c'est a dire tout les matins au petit dej), on me demande toujours "Mais c'est pas chiant / ça fait pas mal ?". C'est pas compliqué. Vous savez mettre un tampon ? Vous saurez mettre un anneau, puisqu'il est souple. Avec deux doigt, on le plie en deux, et on l’insère le plus profond possible. Il se place aussi naturellement. Pour le retirer, on place son doigt dans l'anneau et on tire doucement. En comparaison, si vous avez essayer la Mooncup (oui, j'aime bien essayer tout les trucs bizarres à s’insérer dans le vagin), l'anneau vaginal, c'est le Club Med.

La deuxième question récurrente, c'est "Mais ça se sent pas ?". Si il est bien placé, non. Et si la question concerne les rapports sexuels, c'était personnellement ce qui me préoccupait le plus. Au final, apparemment, ça ne gène pas Monsieur, et moi non plus d'ailleurs.
Pour vous dire à quel point je ne le sens jamais, je suis parfois obligée de vérifier de temps en temps si il est toujours bien là (au cas où il aurait eu envie d'aller faire un tour du coté des trompes de Fallope).

Cependant, il s'agit là de mon expérience personnelle. Il y a peut être des filles qui ne l'ont pas du tout supporté. D'ailleurs, si vous passez par là, n'hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires.

Le seul inconvénient de cette petite révolution, c'est son prix. Il n'est pas encore remboursé par la Sécu (de ce coté-là, nos amies québécoises sont plus en avance sur nous). Il revient en moyenne, si on se débrouille bien en trouvant une pharmacie pas chère, à 10-15€ par mois. Une broutille pour celles qui payent déjà leur pilule . Un peu plus embêtant pour celles qui ne débourse pas un centime.

Si vous n’êtes pas satisfaite par le concept de la pilule, n’hésitez pas à en parler avec votre gynéco, c’est lui qui sera le plus à même de vous l'expliquer, et de déterminer si il est adapté à votre cas.

26 oct. 2011

Bien choisir son pull pour l'hiver

Face à la vague de froid qui nous tombe méchamment sur le nez ces dernières semaines, j'ai écumé les boutiques à la recherche du Pull : celui qui me tiendra chaud tout l'hiver sans me ruiner. Et en modeuse futée, et après les échecs des années passées, je me suis mise à essayer de décoder les étiquettes de nos chères fringues. Et j'ai été bien surprise de découvrir que la plupart les pulls contenaient majoritairement de l'acrylique, et que notre très chère laine se trouvait bien souvent reléguée en fin de liste. Face à l’abîme d’incompréhension dans lequel je me trouvait, j'ai contacté mon joker, mon spécialiste textile : ma maman. Elle a donc fièrement enfilé son costume de prof des métiers de la mode (alors qu'elle était en vacances), et j'ai consciencieusement pris des notes (alors que j'étais en vacances). Donc je partage.



L'acrylique est un textile synthétique. Il est peu cher, et est facile d'entretien : il ne bouloche pas, ne diminue pas, et sèche vite. En revanche, il ne casse pas trois pattes à un canard en terme de chaleur. Son pote le polyester lui ressemble beaucoup, et rajoute surtout de la solidité au mélange. On peut aussi parfois trouver du polyamide, qui apporte principalement de la brillance. En gros, le polyamide, c'est un bon copain pour l'été (c'est frais, ça brille), mais ça pue un peu pour l'hiver.

Du coté des textiles artificiels (obtenus par traitement chimique de matières naturelles), on trouve principalement  la viscose : elle est assez confortable, et ne feutre pas, mais "franchement, c'est pas ce qu'il y a de plus chaud" (c'est pas moi qu'a dit, c'est ma maman).

Et on termine par les textiles naturels. La laine, je ne vous apprend rien, apporte douceur, confort et chaleur (mais pas dans ta soeur). Cependant, la laine est plus coûteuse que les fibres synthétiques. Elle est aussi plus fragile : elle demande un lavage délicat, et bouloche facilement. Ses petites soeurs, l'angora, le cachemire et autres, sont encore plus douces, plus chaudes, mais aussi plus chères. On peut trouver des cachemires de plus ou moins bonne qualité. En gros, si vous trouvez un 100% cachemire à 30€, c'est pas bon signe.




En résumé, les mélanges représentent un bon compromis financier. Sachez que pour avoir un pull un minimum chaud, il vaut mieux compter sur au moins 15% de laine.

Maintenant que vous avez trouvez la composition parfaite, il faut comprendre l'entretien qui lui correspond. Pour celles qui ne seraient pas totalement au point sur les symboles des étiquettes, faites une petite mise à jour ici. En règle générale, si votre pull contient de la laine, évitez au maximum de le laver avec une lessive ordinaire, et à trop haute température (car la laine feutre). On privilégie donc les lessives spéciales laine (Woolmark, Mir Laine...) et si vous êtes comme moi contraintes d'utiliser les laveries publiques, n'imaginez même pas les laver en machines (températures trop hautes, action mécanique et essorage trop rapides). Il faut alors s'armer de ses petits bras musclés, et laver à la main (et croyez moi les cocottes, la laine, ça pèse son poids une fois mouillée). Il n'est pas nécessaire de trop faire tremper son pull (surtout parce que la laine absorbe plus qu'une alcoolique dans un open bar), et surtout, il ne faut pas le tordre à outrance ( les fibres risqueraient de feutrer). Le petit conseil de Grand-mère (enfin, de ma mère), c'est de poser son pull bien à plat sur une serviette, la rouler, et essorer par pression, puis laisser sécher à l'air, et si possible, à plat, afin d'éviter les déformations.



En gros, la laine, elle est sympa, elle nous tient bien chaud l'hiver, mais c'est quand même une sacrée capricieuse !

Et si vous voulez en apprendre un peu plus sur les textiles, je ma mère conseille Textiles & mode de Jenny Udale, ed. Pyramyd.





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